Freelance : 5 conseils pour établir mon tarif journalier moyen

Comment définir mon tarif journalier ? C’est l’une des premières questions que l’on se pose en lançant son activité, mais aussi l’une des plus importantes.

Outre les traditionnels questionnements sur le statut ou la prospection, la question de tarification s’avère souvent être un véritable casse-tête.

Liberté, indépendance, flexibilité ; être freelance confère de nombreux avantages. Pourtant, il y a des limites au freelancing qu’il faut prendre en compte, notamment dans la tarification de son activité.

Car si être freelance peut vous faire gagner plus, attention surtout à ne pas gagner moins… Vous êtes free mais pas gratuit ! Ne bradez pas vos services et assurez-vous de maintenir votre niveau de vie.

1. Faire du Benchmarking

Une façon simple pour commencer et y voir plus clair, est de faire un benchmark de votre secteur d’activité. Regardez rapidement ce que proposent d’autres freelances qui ont des profils similaires au vôtre et établissez une fourchette de prix.

Un moyen qui ne peut suffire à établir votre tarification, mais qui vous permettra de vous faire une idée du fonctionnement du marché.

Enfin, lorsque vous établirez votre tarification, vérifiez que vous ne vous trouvez pas en dessous de la fourchette de prix observée. Autrement dit, ne sous-évaluez pas le coût de vos services !

2. Définir des objectifs

Déterminer son revenu

Souhaitez-vous gagner autant que lorsque vous étiez salarié, ou gagner plus ? A vous de fixer votre objectif en fonction de vos besoins. Votre salaire mensuel net souhaité sera le premier indicateur de base dans le calcul de votre TJM (taux journalier moyen).

Déterminer son temps de travail

Combien de jours par semaine voulez-vous travailler ? Combien de semaines de congés par an ? Combien de jours de congés maladie ? Ce sont des éléments qu’il faut fixer, et donc anticiper.

Par exemple, si vous travaillez 5 jours par semaines, vous aurez 250 jours de travail par an. Vous souhaitez avoir 5 semaines de congés, il reste alors 225 jours de travail annuel.

Dans cette question de temps de travail, il faut également savoir qu’il y a des jours où vous n’êtes pas payés. Ils représentent votre temps passé à effectuer des tâches administratives, de la prospection ou encore les périodes creuses entre deux missions. Et ces tâches représentent tout de même 25 à 50% de votre temps.

En estimant ces tâches à 30% de votre temps, alors 70% de vos 225 jours annuels seront en réalité facturés (d’après Les Echos Start).

Une fois déterminé, ce nombre de jours travaillés sera le second indicateur de base dans le calcul de votre TJM.

 

3. Prendre conscience des différentes charges

Maintenant que vous êtes freelance, il faut tenir compte de certains éléments dont vous n’aviez pas à vous préoccuper en tant que salarié.

Il est donc essentiel de lister vos frais professionnels dans votre tarification, et ceux-ci sont nombreux. Cotisations sociales, impôts, assurance chômage, mutuelle, jusqu’au coût d’un espace de travail (coworking par exemple), en passant par les déplacements, ou encore les formations. Ces coûts divers et variés devront être estimés et considérés dans votre tarif journalier moyen.

 

4. Calculer son tarif journalier moyen

Vous pouvez à présent calculer votre TJM en fonction des objectifs et critères que vous avez établi. Pour cela, voici un exemple paru dans…, interview d’Estelle Zeliszewski, responsable éditoriale de Shine, compte pro gratuit et assistant administratif conçu pour tous les indépendants et freelances.

Établir son tarif journalier moyen revient donc à diviser le coût global employeur par son temps de travail mensuel.

Qu’est-ce que le coût global employeur ?

La première base de votre calcul sera le coût global employeur, constitué de votre salaire brut mensuel et accompagné des charges. « Si vous gagniez 3 500€ net, le coût global payé par votre entreprise pour votre salaire était de 6 350€. », explique Estelle Zeliszewski.

A cela, ajoutez environ 200€ de mutuelle, 100€ d’assurance perte d’emploi, 350€ de treizième mois et 150€ pour les plus sponsorisés par le CE, par exemple.

On obtient alors un coût global de 7 150€.

Le nombre de jours travaillés

C’est par ce nombre de jours que vous allez diviser le coût global employeur pour définir votre tarification. Il est donc important de bien le prévoir.

On détermine donc le nombre de jours de congé par mois (2,5/mois), mais aussi le nombre de jours travaillés mais non payés dans le mois (2,5 dans cet exemple), que l’on soustrait à une base de 20 jours ouvrée par mois. Il reste 15 jours travaillés payés dans le mois.

Tarification journalière

Il ne vous reste plus qu’à diviser le coût global par le nombre de jours, soit ici 7 150€/15 jours. On obtient alors le montant à facturer hors-taxes, soit 475€/jours dans ce cas précis.

Vous pouvez également utiliser le simulateur de revenus pour les indépendants de Shine.

 

5. Ne pas ignorer sa valeur ajoutée

Lorsque vous fixez votre tarif journalier moyen, n’oubliez pas que votre expertise a un prix. Vous devez ajuster votre tarif par rapport à votre profil, votre expérience, vos expertises et vos références. Qu’apportez-vous à vos clients ? Quelle est la valeur de vos services ?
En effet, que vous ayez tendance à sous-évaluer ou à sur-évaluer la valeur de votre travail, un travail de réflexion et d’introspection est nécessaire pour afficher un tarif juste.

Plusieurs questions à se poser :

  • Combien d’années d’expériences ai-je ?
  • Quelles sont mes expertises et compétences différenciatrices ? (Je suis spécialisé(e) dans l’utilisation d’un outil en particulier, ou d’un domaine spécifique par exemple).
  • Quelles sont mes références ? (Missions, projets ou clients pour lesquelles j’ai travaillé et qui représentent une valeur ajoutée par exemple).

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